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Mamadou est professeur en lycée technique, venu du Sénégal après le bac Hubert est musicien professionnel, né à Sarcelles en 1970. François Serre a dirigé une laiterie à Villiers-le-Bel de 1947 à 1956.
 

François Serre  a habité à Villiers-le-Bel pendant 9 ans, de 1947 à 1956. Il y dirigeait une laiterie.  Il avait raconté sa vie à Jacques Mallouet, qui en a fait un livre.




Emplois et chômage


En 1927, le frère du maire de son village lui trouva un travail mieux payé en Ile-de-France, toujours comme ouvrier vacher. Puis il changea de patron.

Dans son nouveau village, il se maria avec la fille d’une famille de Dordogne expatriée en Seine-et-Marne.

Il effectua alors une tentative de retour au pays, en répondant à une offre de gérance d’un magasin au-dessus de Clermont-Ferrand.

« Gérer un magasin où l’on vend de tout n’est pas une mince affaire. Les prix des différents articles requièrent une mémoire d’éléphant. La formation de vendeuse de Marie lui permet de tenir la caisse. C’est encore le temps du papier du crayon pour totaliser. François fait et réceptionne les commandes, garnit les étagères, pèse les denrées vendues en vrac : sucre en poudre, pâtes alimentaires, bonbons, fruits secs, quartiers de morue salée. »

Malgré le succès du commerce, et devant l’absence de réponse à leur demande de mutation pour un magasin plus grand, le couple décida d’abandonner les Economats du centre et de repartir pour la région parisienne.

 

Après s’être fait escroquer par le propriétaire d’un magasin de vins et liqueurs, François Serre s’inscrivit au chômage.

Il est alors embauché comme employé chez un marchand de charbon à Sartrouville. Chaque semaine, il reçoit son salaire et deux sacs de boulets de charbon de 50 kg.

« Le métier de livreur de charbon est on ne peut plus pénible. Le pesage des sacs, puis leur chargement sur la voiture hippomobile, dans l’atmosphère poussiéreuse du dépôt, ne sont qu’un hors-d’œuvre avant les suées de la journée. Arrivé à destination, l’homme doit gravir les étages, dix ou vingt fois, en s’efforçant de ne point salir les intérieurs bourgeois. Le plus ardu, cependant est la livraison dans les caves. La traîtrise des escaliers étroits, souvent obscurs, n’est rien au regard de la faible hauteur des plafonds. »

 

Mais la grande crise, à partir de 1929, apporta dans son sillage faillites et inflation.  « Chaque matin, François enfourche sa bicyclette, qu’il abandonne dans un café, aux portes de Paris. Il s’engouffre dans le métro et navigue, la journée durant, en quête d’une place. Il se présente dans différents établissements, comme à la Halle aux vins, chez Postillon. Démarches vaines. Au retour, l’exilé remâche son amertume. Sa bourse est vide … »