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PORTER PLAINTE
APPARTIENT
À LA
VICTIME !
Depuis 2001,
l’employeur accusé d’avoir
pratiqué une
discrimination est tenu d’apporter la preuve du
contraire ; alors qu’avant
c’était le salarié victime qui devait
fournir la preuve du délit !
On porte plainte en
se rendant à la
gendarmerie ou au commissariat de police le plus proche du lieu de
l’infraction
ou en adressant une lettre au procureur de la
République
(en
pratique, au Tribunal de Grande Instance du lieu de
l’infraction ou du domicile
de l’auteur de l’infraction) sur papier libre,
datée et signée, dans laquelle
vous décrivez les faits et les preuves que vous
possédez, car un juge ne pourra prendre en compte le
sentiment
que vous avez d'avoir été discriminé,
quelle que
soit votre conviction. Il ne pourra prendre en compte que des faits
avérés.
Si vous ne
connaissez pas l’auteur de
l’infraction, vous pouvez porter plainte contre X.
Il est
recommandé afin de rendre difficile
toute contestation ultérieure :
- de fournir aux
enquêteurs les noms et
adresses des éventuels témoins
- de demander
à ces derniers une
attestation dans laquelle ils décriront les faits
Le procureur
décide de la suite réservée
à
votre plainte :
- s’il
décide de classer l’affaire et donc
de ne pas poursuivre, vous pouvez faire citer directement
l’auteur de
l’infraction devant le tribunal compétent
- si votre plainte
est recevable et bien
fondée, le tribunal devra statuer.
En
tout état de cause, lors d'une confrontation parole contre
parole, en l'absence de témoins et/ou
d'éléments
matériels, la preuve est difficile à produire |