Diaporama, extraits et illustrations
Sur cette page, figurent des extraits de textes tirés de nos spectacles, mais également des photos sous forme de diaporama, ainsi que des illustrations de nos expositions.
Extraits :
SLAM (tiré du spectacle "Et Hop!E") As-tu un code d'honneur? Sinon, tu joues pour ton malheur Ceux qui n'encouragent que la peur Sauront que je ne suis pas des leurs Pour le combat des braves je n'aurai que deux bras Je suis le seul en bas, et je ne veux que toi Il se peut qu'à ce jeu dangereux, il n'en reste qu'un sur les deux Face à face, et ça ne tient qu'à nous, prends garde à la portée des coups Car ce sera de tout mon corps que je me ferai fort De te mettre hors de combat et de te plier à la loi Non pas celle des fiers à bras, non pas celle des bourgeois Mais plutôt à un état d'esprit Qui impose des choix non hors la loi Ces pleins de préjugés à qui tu t'es cogné Sont aussi cons que toi, mais montre pour une fois que ce n'est pas une loi Qu'on peut sortir de là... Oh! ça ne tient qu'à toi!... Ta rage peut se comprendre, Mais je ne peux défendre la façon que tu as, de te prendre pour un roi Roi des couloirs, des caves et de quelques boulevards Tu peaufines ton image, tout dans le carton-page Et tu vides le sens, il n'y a plus de substance Tu ne penses qu'à "prestance" Mais les bancs de l'assemblée ne sont pas ici en velours frappés Et les marques de ferveurs ne sont pas celles des leaders Mais plutôt celles de quelques branleurs J'insiste sur la faiblesse de tous ceux Qui confessent que ce n'est dû qu'à l'âge Mais le naufrage n'attend plus le nombre des années Et la faille se glisse à l'effeuillage de l'album de famille Quand s'imprime, sur papier glacé, le déficit sourire et l'excédent tristesse Là, c'est le bât qui blesse, en route pour le homeless Éclatement dans l'ivresse, droite ligne de la détresse Quand tu n'es qu'un enfant, ça n'a rien d'un bon plan. As-tu un code d'honneur? Sinon, tu joues pour ton malheur Pour exister ne pense pas semer la terreur Arrêtes de t'exhiber! Pauvre looser. Ta faiblesse?!... Une ombre te guette, d'une sale espèce. Te récupère et tu digères; simulation et séduction. L'apparence, la facilité ont toujours été de maigres marche-pieds, La seule voie royale pour le bon marché. La résistance, celle-là, reste ma préférence à toutes les tendances, Elle ne se met pas en balance, Tu lui dois l'exigence de devoir à toi-même, l'étincelle la plus belle, Non pas celle d'un faux ciel, Pas d'icône en trompe l'œil, juste l'éblouissant reflet dans l'oeil de l'Homme Celui qui s'est mis debout il y a un million et demi d'années Celui-là, j'aime m'endormir et y penser!... Aelix HIR – 1997 retour en haut de page"FIELD HOLLERS" Cris des champs. (tiré du spectacle "La Revue Nègre Déchaînée") "Field hollers" résonne et tonne! Homme sans rancœur, reste en colère!
Ceux qui les ont entendus / n'ont jamais pu oublier / L'étrangeté de ces sonorités / terriblement scansées / Glissement mélodique de ce grain des voix d'Afrique / S'incrustant dans les sens / des hommes du monde entier / Pour tous les faire danser / Danser jusqu'à l'entrée en transe / transe en danse / Les yeux fixés à l'obscur et noir ciel étoilé / Cherchant le présage / qui soit un heureux message / Quand on est à ce point privé de toute liberté / L'homme interroge son double / et cherche la différence / Une couleur de peau provoque la mise en cage / Prétexte litigieux / à l'appétit féroce / des magnats du négoce / La toute puissance des Nations sera la seule raison / Feu vert pour l'oppression / Et tous ces gros poissons / de l'espèce des requins / À trois siècles d'un festin / convièrent "les malins" de l'appât du gain / Ces bâtisseurs d'Empire / tous capables du pire / Ne pourront étouffer / le meilleur / de ces hommes noirs de peau / De leur douleur / coulera sur nos peaux / La profondeur de leur âme au bouleversant tempo / "Field hollers" résonne et tonne! Homme sans rancœur, reste en colère!
Mais l'époque a expurgé / Un certain nombre de bourreaux / Qui n'ont jamais dormi dans les cachots / Rentiers dorés / négriers bien casés / Piliers enchâssés dans la cour des "grands" d'la société / Tous leurs sous / souillés de sang / Prospérant sur les carcasses de X millions de gens / Ce génocide s'est stratifié / un de plus au compte de... l'Humanité? Moi je pleure de tes douleurs et je me sens souillé / Crime contre l'Humanité / l'esclavage aura été / Faute avouée / qu'il faudra nous pardonner / Nous qui en sommes les héritiers / Assumer l'héritage de ce lourd partage / Doit se faire et c'est un vaste ouvrage / Homme / une conquête nouvelle profile nos horizons / Serons-nous capables, tous, d'être à l'unisson? Face à la survivance de quelques prédateurs / Aux chromosomes en forme de N / atrophiant leur cœur / N'ayant plus fonction que pulseur / ils se transforment en gros gueuleurs / Nos vigilances / en forme de fer de lance / affûtent la Résistance /
"Field hollers" résonne et tonne! Homme de tout cœur / ajuste ta colère! Aelix HIR – 1997 retour en haut de pageHYMNE (tiré du spectacle "La Revue Nègre Déchaînée")Allons enfants de la Pa... Allons enfants de la Pa...
Allons petit gars c'est ta Patrie Pour avoir gloire à l'arrivée Développe les vertus de la fratrie En équipe restons tous soudés.
Encore des larmes et des combats!
Que veut cette horde d'esclaves? Que veut cette horde d'esclaves?
Entendez-vous en région P.A.C.A Mugir ces atroces frustrés? Qui viennent lâchement derrière les pas De braves petits gars et les assassiner.
Encore des larmes et des combats!
Quoi? Des cohortes étrangères! Quoi? Des cohortes étrangères!
Ton père, ta mère te l'ont bien dit Pas de négoce, c'est hors la loi. C'est sur cette terre que tu bâtis N'aie peur de rien, je suis avec toi.
Encore des larmes et des combats!
Entrons ensemble dans la partie N'oublions rien de nos passés. Nous savons bien qu'ils sont meurtris Trouvons la place à nous donner. Encore des larmes et des combats... Aelix HIR – 1998 retour en haut de pageSLAM EN LAME (tiré du spectacle "Territoires volet I") Dans la cave se tisse une toile dans laquelle le prédateur se pare, sans détours, de l'objet de toute sa fierté : un pénis conditionné à l'humiliante image d'une femelle animalisée, vaguement parée de tissus brodés. Ce pénis au réflexe pavlovien qui s'exprime dans un brutal va-et-vient lui procure une faible gloire pour pantin, à partager entre vauriens.
Dans la cave se tisse une toile dans laquelle la victime est spoliée sans détours du droit à toute dignité : son corps féminisé qui se devine divin, dont la symbolique plastique de botanique peut s'enfermer dans une boutique en un tour de main rien qu'en serrant les poings. Ce corps s'est pétrifié en une statue glacée quand, menacé comme un gibier, l'assaut organisé fut annoncé. Dans la cave s'est tissée une toile dans laquelle les droits de l'homme sont réduits à une vasodilatation qui produit gonflement et rigidification du membre présumé viril. Une verticalité connectée au sentiment de bestialité refoulé et stocké dans une caverne crânienne désaffectée de tout affect lié au monde des émotions, par tradition de gai-lurons tristement réduits aux actes d'infirmes braquemarts mécanisés qui confondent l'héroisme et les postures d'aliénés.
Dans la cave s'est tissée une toile dans laquelle le droit d'être femme n'est pas envisagé. Objet d'un plaisir à sens unique dont l'utilité publique se réduit aux services du mâle. Être vassalisée est une condition féminine qui n'est pas revendiquée! Et dégage-moi tes prétextes d'identité! Ça fait des centaines d'années à additionner les lâchetés, à dire qu'elle l'a bien cherché! Certaines, même, arriveraient à en être persuadées... Culpabilisées, elles n'ont plus qu'à sombrer. Tu peux te détourner de toute responsabilité, tu t'es vulgairement déchargé, finalement réduit à une visqueuse traînée laiteuse! Aelix HIR - 2001 retour en haut de page |

